Négocier une rupture conventionnelle avec son employeur

Plier bagage après des années de bons et loyaux services auprès d’une entreprise n’est jamais facile. Pour partir à l’amiable, il est important d’instaurer une procédure permettant aux deux parties de se mettre d’accord. Cette procédure est appelée rupture conventionnelle, sa réussite exige le suivi de plusieurs paramètres dans la négociation, surtout de la part du salarié.

Préparer le départ à l’avance

Quand le salarié souhaite quitter son poste, il doit se munir d’argument donnant crédit à son départ. Aussi, il faut évoquer de manière soignée les raisons comme l’amoindrissement de l’intérêt. Le salarié doit expliquer si c’est pour des raisons personnelles ou le souhait d’une reconversion professionnelle. Pour que l’employé adhère au raisonnement, il est important de mettre en évidence l’impact sur l’entreprise. Si le salarié doute encore et que l’employer veut le faire changer d’avis, il reste encore une période de rétractation de 15 jours. Après quoi la décision sera définitive sans possibilités de retour.

Instaurer un climat de confiance

Tout comme le salarié a le droit de partir, un employé peut refuser la demande. Aussi, pour faciliter la tâche, il faut être bon joueur en évitant le conflit. Le salarié doit éviter de dire du mal de l’employé ou de l’entreprise. Il peut rassurer l’employeur en balayant ses doutes par la discrétion. En effet, lors de cette procédure, discuter de ce sujet auprès des collègues serait un manque de tact. Outre l’obligation, c’est par respect qu’il faut s’adresser à l’employeur en premier.

Prendre des initiatives constructives

Bien que les questions d’argent (allocation chômage) soient importantes, c’est la dernière chose à mettre en avant pour la rupture conventionnelle. Le salarié a plutôt intérêt à prouver sa bonne foi avec des initiatives. Parmi les tâches à faire, il peut proposer une date de départ avec un délai convenable. Cela permettra à l’employeur de trouver un remplaçant pour assurer le travail sans rupture. De plus, le salarié peut donner quelques astuces au remplaçant pour maximiser l’apprentissage. C’est l’idéal pour que la procédure soit gagnant/gagnant pour les deux parties.